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Carte postale de la province du Sud Kivu

La province du Sud Kivu est l’une des 11 provinces que compte la République Démocratique du Congo, située à l’Est du pays avec comme chef-lieu la ville de Bukavu et dirigé par un gouverneur qui est le représentant du gouvernement central. La province du Sud Kivu est frontalière aux républiques du Rwanda et du Burundi.

Sa superficie est de 65.130 Km2,selon les statistiques de 2008, sa population est estimée à environ 4.687.444 habitants, soit une densité de 72 habitants par Km2.

 

Le relief

Le Sud Kivu est, dans sa majeure partie, une province montagneuse. Son relief est caractérisé par la chaîne de Monts MITUMBA qui dominent les rives occidentales des lacs Kivu et Tanganyika. Le point culminant étant le Mont Kahuzi, un volcan éteint, élevé à hauteur de 3000 mètres.

Climat

Le climat qui domine dans la province est celui de haute altitude. Il est tempéré et humide.

 

Le Sol

La nature du sol qui domine au Sud Kivu est l’argile. Toutefois, dans la partie Nord de la province, l’on trouve des sols provenant à la fois de la décomposition des basaltes nés d’un sol ancien et dépôts éoliens des cendrées volcaniques récentes. Ce sont donc des sols riches pour l’agriculture et l’élevage.

 

Le sous – sol par contre renferme des espèces de minerais de toute sorte dont les uns sont dans la phase d’exploration et d’autres d’exploitation artisanale. On y trouve de l’or, du Coltan, de la cassitérite, de l’étain, de wolframite, du monazite, du marbre, de l’argile, du calcaire, etc.

A Shabunda, du côté de Lulingu, il est fait état des indices du diamant.

 

La végétation

La végétation est en grande partie constituée de graminées basses. On y trouve également des forêts denses et isolées avec des flores et faunes bien garnies, particulièrement avec les réserves mondiales du Parc de KAHUZI – BIEGA.

 

Les eaux

En dehors des lacs et cours d’eau isolés (froides et thermales), le Sud Kivu compte deux grands lacs : le KIVU et le TANGANYIKA et plusieurs rivières à débits moyens (+ 100m3/seconde) tels que la RUZIZI, ULINDI, ELILA, OSA etc., sans compter les multiples rivières à faibles débits et qui constituent les affluents des lacs et rivières moyennes.

Le lac Kivu cité ci-haut est celui qui intéresse en ce moment, avec sa caractéristique particulière de contenance d’une importante quantité de gaz méthane, susceptible d’être exploité pour divers besoins dont l’alimentation d’une ou de plusieurs usines de production thermique de l’énergie électrique.

 

 

Sur la plan sécuritaire

Depuis 1996, la République Démocratique du Congo en général et la province du Sud Kivu en particulier ont été victimes de plusieurs guerres ethniques et d’agression ayant eu comme corollaire les pertes en vies humaines, le pillage systématique des ressources naturelles, les violences de toute sorte, enlèvements, déplacements massifs des populations, taux élevé d’orphelins, incendie des villages, des établissements scolaires, des hôpitaux, des massacres des défenseurs des droits humains aussi bien en ville que dans les territoires, des intimidations, des menaces de mort à l’endroit des journalistes, l’endommagement des cultures entraînant la famine. Ce tableau sombre peint ci-haut est l’œuvre des groupes armés nationaux (Maï – Maï) et étrangers (FDLR ou Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda) qui opèrent dans tous les territoires de la province du Sud Kivu. Aujourd’hui, certains de ces groupes armés ont intégré l’armée nationale (Maï – Maï) et d’autres (FDLR ou Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda) font l’objet des opérations militaires initiées par le gouvernement central de la République. Ces opérations ont des effets collatéraux à l’endroit de la population de l’intérieur de la province caractérisés par les massacres, les déplacements massifs des populations, le règlement de compte. Aussi, ces opérations n’ont pas réduit la nuisance de ces FDLR, au contraire, elles sont devenues de plus en plus nuisibles en utilisant les techniques de guérilla ciblant les villages environnant les forêts.

 

Tous ces éléments réunis ont accentué la pauvreté de la population, la déperdition scolaire, la malnutrition, …

 

Sur le plan scolaire

Il faut signaler depuis plus de 18 ans, les autorités congolaises se désintéressent de l’éducation des enfants pourtant moteur de développement d’un pays. Actuellement, les parents dépourvus des moyens de faire scolariser leurs enfants, prennent en charge la prime des enseignants qui ne sont plus payés par le gouvernement.

 

Cette situation de non prise en charge des enseignants par l’Etat a entraîné des multiples conséquences telles que les grèves à répétition, la baisse du niveau d’éducation des enfants, la déperdition scolaire au Sud Kivu en particulier et dans tout le pays en général.

           

Pour pallier à ces problèmes, le Lapereaux tente de sensibiliser d’autres écoles rurales sur la pratique du travail manuel productif au sein de leurs institutions scolaires respectives afin de subvenir à certains besoins scolaires.

 

Cette pratique consiste à mettre en valeur les étendus des terres dont disposent certaines écoles rurales en y pratiquant la culture vivrières et maraîchères ainsi que  l’élevage en stabulation (lapins, caprins, poules) et au bout d’un certain temps l’école peut en tirer certains bénéfices en vendant la production pour se procurer du matériel didactique nécessaire  à l’enseignement et à la longue permettre à cette école de payer les salaires de ses enseignants afin de décharger les parents de ce lourd fardeau.

 

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